À genoux les gars

De Antoine Desrosières
Avec Souad Arsane, Inas Chanti, Sidi Mejai
Sélection Semaine de la Critique (Cannes 2018)
France - 2017
1h38
comédie
VF
diffusion : 2018
P

En l'absence de sa sœur Rim, que faisait Yasmina dans un parking avec Salim et Majid, leurs petits copains ? Si Rim ne sait rien, c'est parce que Yasmina fait tout pour qu'elle ne l'apprenne pas. Quoi donc ? L’inavouable… le pire… la honte XXL, le tout immortalisé par Salim dans une vidéo potentiellement très volatile.

Critiques

  • Cette comédie radicale jouant à la loupe grossissante sur le sujet très actuel de la manipulation et de l’oppression masculine dans le domaine de la sexualité, à l’ère des réseaux sociaux, ne pourra laisser personne indifférent. (...) Mijoté à base de tchatche argotique débridée (on s’envoie à jet continu du "frère" ou du "gros", y compris entre filles) et hyper inventive des protagonistes (qui ont participé à l’écriture des dialogues du film), le film réussit la gageure de faire passer son sujet épineux sur le ton de la comédie. (...) Une véritable curiosité socio-cinématographique qui ne s’embarrasse pas de convenances et qui met les pieds dans le plat dans un débat femmes/hommes en pleine ébullition. cineuropa.org

  • À genoux les gars est un film féministe fort qui parvient à allier l’effroi à la comédie en captant avec réalisme la condition des jeunes femmes dans les cités où certaines s’en sortent tandis que d’autres, plus faibles, se trouvent exploitées. Desrosières dénonce un milieu machiste où les hommes se croient tout permis et n’hésite pas à les tourner en dérision, les présentant comme des espèces de bouffons terrifiants qui agissent par mimétisme. (...) Le film fonctionne à plein, grâce à l’engagement total de ses deux actrices principales, qui permet de faire éclater la rage de cette génération désorientée qui souhaite mettre un grand coup de pied dans la fourmilière. cinechronicle.com

  • Deux filles et deux garçons, banlieusards, se confrontent à la question du sexe, de la parité et de l’émancipation des femmes… On pouvait craindre un pastiche de mauvais goût, le film se révèle courageux, porté par de remarquables acteurs. (...) Ils sont rares les films à traiter de sujets aussi brûlants en prenant le risque d’être, à ce point, aux antipodes du politiquement correct. Et à faire confiance au spectateur pour pousser, au moment où il le faut, un grand ouf de soulagement, et à adhérer d’autant plus, in fine, au réjouissant message du film. telerama.fr

  • Le film repose à nouveau essentiellement sur la tchatche de ses deux formidables actrices, Inas Chanti et Souad Arsane, par ailleurs également coscénaristes et dialoguistes. Car c’est surtout par la parole que les tabous sont ici piétinés un à un, avec une frontalité et une audace extrêmes malgré l’apparente légèreté du ton. liberation.fr