La nuit des morts-vivants

De George A. Romero
Avec Duane Jones, Judith O'Dea, Keith Wayne
USA - 1968
1h36
drame, horreur
VOST
diffusion : 2019
E
P

Chaque année, Barbara et Johnny vont fleurir la tombe de leur père. La route est longue, les environs du cimetière déserts. Peu enclin à prier, Johnny se souvient du temps où il était enfant et où il s'amusait à effrayer sa soeur en répétant d'une voix grave : « Ils arrivent pour te chercher, Barbara. » La nuit tombe. Soudain, un homme étrange apparaît. Il s'approche de Barbara puis attaque Johnny, qui tombe et est laissé pour mort. Terrorisée, Barbara s'enfuit et se réfugie dans une maison de campagne...

VERSION RESTAURÉE.

La projection du lundi 4 novembre à 21h sera précédée d’un pot convivial et d’une présentation de la trilogie et de son auteur par Jérémy Bouyer, notre critique maison et rédacteur de la passionnante émission cinéma « La Théorie des genres » sur Radio Pulsar.

Critiques

  • La nuit des morts-vivants ne se limite pas à fixer les bases du film de zombies. L'œuvre de Romero marque l'histoire du cinéma en utilisant, pour la première fois, des images gore pour délivrer un message politique et social. Car sans La nuit des morts-vivants, y aurait-il eu des films fantastiques subversifs et contestataires comme le Invasion Los Angeles de John Carpenter ? Tout le discours de Romero se veut brut et sauvage dans la forme, car le fond l'est aussi. […] Et La nuit des morts-vivants n'en finit pas de ruer dans les brancards en nous offrant un héros... noir ! Rappelons que ce film date de 1968... Une telle audace reste, aujourd'hui encore, spectaculaire. www.devildead.com

  • Véritablement fondateur et novateur, ce film a codifié le genre du film de zombie et a posé des bases désormais ancrées dans la culture populaire. Le sens du rythme du cinéaste empêche tout ennui, et si les lacunes budgétaires sont évidentes, la photographie du film, gérée également par le metteur en scène est assez soignée pour que l’ambiance fonctionne. L’un des points forts, c’est également cette caractérisation qui fait fi de toute subtilité, et cette écriture qui détourne habilement l’attention du spectateur des zombies pour la focaliser sur la bêtise humaine, véritable propos du film. Un classique indémodable. www.leblogducinema.com

  • George A. Romero a radicalement bouleversé l’esthétisme et les valeurs du fantastique à l’écran, jusqu’alors lié à différents grands moments de l’industrie du cinéma : l’expressionnisme allemand dans les années 20, les films américains du studio Universal dans les années 30, les productions britanniques de la Hammer dans les années 50. La Nuit des morts vivants fut immédiatement remarqué par la violence inhabituelle de ses images, les scènes atroces de cannibalisme, mais aussi par sa virulence politique, en phase avec les mouvements contestataires et les revendications de la jeunesse américaine de l’époque, et de certains artistes, intellectuels et cinéastes en colère. www.lesinrocks.com