Perfect Blue

De Satoshi Kon
VERSION RESTAURÉE
Japon - 1997
1h21
animation
VOST
diffusion : 1997
P

C'est sans regret que Mima, chanteuse, quitte son groupe pour se consacrer a une carrière de comédienne. Elle accepte un petit rôle dans une série télévisée. Cependant son départ brusque de la chanson a provoqué la colère de ses fans et plus particulièrement celle de l'un d'eux. Le mystérieux traqueur passe à l'acte en dévoilant en détail la vie de la jeune femme sur Internet, puis en menacant ses proches. Plusieurs incidents violents se produisent dans l'entourage de Mima et elle realise que son existence se confond dangereusement avec la serie télé.

Critiques

  • Le vertige que provoque encore le visionnage de Perfect Blue vingt ans après sa sortie est sidérant. [...] Revoir le premier film de Satoshi Kon en 2018 est surtout l’occasion de se rendre compte à quel point ce jeune réalisateur était alors visionnaire : au sein d’un thriller hitchcockien brillant, le tourbillon métaphysique qu’il installe peu à peu embrasse pleinement les peurs engendrées par la virtualisation des rapports sociaux, tout en ne se limitant jamais à un simple discours. Perfect Blue n’est en fait rien d’autre qu’une des premières matérialisations, et une des plus brillantes, de ce qui se joue avec l’imaginaire au XXIe siècle. www.critikat.com

  • Le film réussit avec succès son rôle de thriller psychologique et cérébral : entre les hallucinations de Mima, son nouveau rôle télévisé de Serial Killeuse qui est étrangement transposable à sa vie quotidienne, les meurtres qui l’entourent, et les conversations imaginaires entre le stalker et l’Idole, nous sommes nous-mêmes pris de doutes et d’interrogations constantes. Digne d’un véritable « inception », le réalisateur joue généreusement avec la réalité et les illusions, nous perdant dans une spirale infernale entre le réel et le faux, tous deux emboîtés à la manière des poupées russes. www.cine-asie.fr

  • Complexe, magnifique, immersif et ô combien remarquable, Perfect blue demeure, vingt ans après sa réalisation, toujours le même uppercut cinématographique. Pour sa première incursion dans le petit monde de l’animation, Satoshi Kon nous proposait un récit trouble de psycho-killer, qui réussissait l’exploit de se révéler à la fois très original et moderne dans la construction de son récit et sa mise en images, tout en reprenant une poignée de codes issus du giallo italien des années 70, qu’il assaisonnait à sa propre sauce. www.critique-film.fr