Avant que nous disparaissions

VOST

De Kiyoshi Kurosawa
Avec Masami Nagasawa, Ryuhei Matsuda, Hiroki Hasegawa
Sélection Un Certain Regard Cannes 2017
Japon - 2017
2h09
science-fiction
VOST
diffusion : 2017
P

Alors que Narumi et son mari Shinji traversent une mauvaise passe, Shinji disparaît soudainement et revient quelques jours plus tard, complètement transformé. Il semble être devenu un homme différent, tendre et attentionné. Au même moment, une famille est brutalement assassinée et de curieux phénomènes se produisent en ville. Le journaliste Sakurai va mener l’enquête sur cette mystérieuse affaire.

Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs

Critiques

  • Kurosawa signe certes un vrai film de SF (ses aliens, sa paranoïa, son imagerie) mais aussi une farce bouffonne complètement déjantée. (...) Ce grain de folie gouverne tout le long métrage, l'un des plus dingos de son auteur. Il y avait déjà un ton farceur dans Seventh Code ou Creepy, celui-ci est démultiplié dans Avant que nous disparaissions. Mais cela n'empêche pas le maître de prendre les choses – et le cinéma en particulier – au sérieux. (...) Et finalement, s'invite cette question archétypale dans son cinéma : qu'est-ce qui constitue les humains ? Qu'est-ce qui les différencie d'un fantôme ? Le poids de l'interrogation n'empêche pas d'être joueur. www.filmdeculte.com

  • Le film délaisse la rationalisation ambiante pour renouer avec l’imaginaire d’autrefois, tout en réinventant des genres codés au service d’un propos à l’humanisme lucide mais non dépourvu de l’ambiance mélancolique et romantique qu’affectionne son cinéaste. Le tout doublé d’une déclaration d’amour au genre particulièrement attachante et respectueuse de son public. Une merveille. furyosa.com

  • Sous l’apparence d’un hommage aux nanars de science-fiction des années 1950, qui transposerait dans un Japon quotidien la possibilité d’une invasion extra-terrestre façon Body Snatchers, Avant que nous disparaissions joue en réalité une toute autre musique : à la manière de ces aliens qui prennent possession des hommes qu’ils rencontrent, s’insinuent progressivement dans le corps social et interrogent naïvement le réel, le film véhicule un autre regard sur le monde, décalé, ironique, presque abstrait. (...) En refusant de jouer pleinement la carte du genre dans lequel il s’inscrit (comme il l’avait fait pour le polar, qu’il a brillamment exploré depuis Cure jusqu’à Creepy), en le détournant pour aller vers une forme de comédie absurde, et en entretenant volontairement une hybridité de tons, Avant que nous disparaissions est à la fois le plus radical et le plus léger des films de Kurosawa. www.critikat.com