Ghostland

De Pascal Laugier
Avec Crystal Reed, Anastasia Phillips, Mylène Farmer
Grand Prix, Prix du Jury, Prix du Jury SyFy (Gérardmer 2018)
France, Canada - 2018
1h31
horreur
VOST
diffusion : 2018
E
P

Suite au décès de sa tante, Pauline et ses deux filles héritent d’une maison. Mais dès la première nuit, des meurtriers pénètrent dans la demeure et Pauline doit se battre pour sauver ses filles. Un drame qui va traumatiser toute la famille mais surtout affecter différemment chacune des jeunes filles dont les personnalités vont diverger davantage à la suite de cette nuit cauchemardesque. Tandis que Beth devient une auteur renommée spécialisée dans la littérature horrifique, Vera s’enlise dans une paranoïa destructrice. Seize ans plus tard, la famille est à nouveau réunie dans la maison que Vera et Pauline n’ont jamais quittée. Des événements étranges vont alors commencer à se produire… 

Ce film n’étant jamais sorti au cinéma, il n’est pas frappé d’une interdiction aux mineurs. Nous vous signalons cependant que certaines scènes peuvent être de nature à choquer les âmes sensibles !

 

Le vendredi 13 avril à partir de 20h, rendez-vous incontournable, la nouvelle soirée "Very Interesting Prog", sera l'occasion de découvrir en avant-première ce que vous réserve Le Dietrich pour les mois à venir avec diffusion de bandes annonces, extraits de films, contenus inédits et originaux (20h – Entrée libre).

Et cette soirée VIP respectera la tradition du Vendredi 13 avec rien moins que deux films : MAYHEM, film d’ouverture du dernier « Étrange Festival » totalement inédit en salle et GHOSTLAND, qui a raflé 3 prix à Gérardmer cette année. Bref, de quoi passer une glaçante soirée !

TARIFS SOIRÉE du 13/04 :
1 FILM = TARIFS HABITUELS
2 FILMS = PLEIN TARIF 11 € / TARIF RÉDUIT 9 € / ADHÉRENTS DIETRICH ET CARTE CULTURE 7 €

Critiques

  • Ceux qui auront envie d'expériences cinématographiques sans pareilles prendront. A l'image de Martyrs, Ghostland est un film inconfortable, d'une brutalité qui confine au malaise. Le long métrage, là aussi comme Martyrs, n'a pas peur des ruptures narratives et n'installe jamais le spectateur. Il le bouscule dans cette fascinante maison de fous, un manoir à poupées comme en rêveraient les deux vieux de Dolls. (…) Voilà une proposition radicale, épuisante, fascinante, à l'audace enthousiasmante. www.filmdeculte.com

  • Ghostland, le nouveau film de Pascal Laugier, dérange autant qu’il fascine. Une œuvre où les corps se fissurent, où la noirceur nous terrifie, avant que l’effroi d’une perte d’innocence ne se mue en un hymne à l’imaginaire. www.leblogducinema.com

  • Pascal Laugier tourne peu (quatre films en quatorze ans) mais tourne bien (Saint Ange, Martyrs, The Secret), et nous le prouve encore magistralement avec Ghostland. (…) Avec ce penchant toujours très prononcé pour la radicalité, de celle qui composait l’essence des fleurons libres et sauvages des années 70, Pascal Laugier va déjouer sans cesse les attentes du spectateur en bousculant les codes de la narration, laissant toujours l’issue de son histoire incertaine. En à peine quelques secondes, on est absorbé par le long métrage, transportés, sans savoir vers quelle trajectoire il nous embarque, et c’est très certainement ce qui rend l’expérience si excitante, aussi extrême soit-elle. www.avoir-alire.com

  • Enfin, on tient un grand film d’horreur qui fait mal partout ! Excitante répulsion et mauvais sentiments. Donnant envie au spectateur de s’accrocher au fauteuil jusqu’à mettre les accoudoirs en charpie. Nostalgique des séries B bien malsaines des années 80 et écœuré par le spectateur de 2018 accro à son smartphone, Laugier ne s’est pas calmé depuis Martyrs en proposant un film intemporel, sans âge, à la fois très ancien (sans tomber dans le cheap) et très nouveau (sans s’abimer dans le post-moderne). www.chaosreigns.fr

  • On dira juste que le film est une claque, qu’il s’interroge constamment sur le rapport au réel, à l’écriture et à l’imaginaire (la plus jeune des filles est obsédée par Lovecraft et veut être écrivain, ce qu’elle devient), qu’il ménage son lot de scènes (vraiment) chocs et qu’il cache en son cœur un mélo familial déchirant qui amène à l’une des plus belles scènes vues récemment au cinéma. Il y a surtout dans ce film, une envie folle de faire un cinéma de genre à l’ancienne, libertaire, idéologique, fécond et farouchement « anti ». www.premiere.fr

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