
La Féline
Irena Dubrovna, une styliste serbe, est persuadée d'être la descendante d'un clan de personnes pouvant prendre l'apparence d'une panthère. Malgré ses dires, l'ingénieur naval, Oliver Reed l'épouse mais Irena refuse de consommer le mariage de peur que ses fortes émotions influent sur la malédiction. Oliver s'éloigne de plus en plus d'elle et Irena devient alors de plus en plus dangereuse.
Critiques
De la brume, des métamorphoses, l'eau trouble d'une piscine, des cages et des barreaux : Tourneur peint l'ombre avec la lumière, file les métaphores et livre en creux un point de vue bouleversant sur la sexualité et le désir féminins. L'épouvante par le versant surnaturel et poétique. - Cinémathèque Française
La Féline est un chef-d’œuvre du fantastique, modèle de sobriété et d’intelligence. Parmi tous les films d’horreur que Tourneur a réalisé pour la RKO (alors dans le rouge à cause de l’échec d’un certain Citizen Kane...), La féline est certainement celui qui reste le plus emblématique. […] Ce drame psychologique troublant sur la complexité de la nature humaine exploite le caractère potentiellement effrayant de tous les endroits possibles (piscine, cage d’oiseau, rue déserte...) pour jouer sur l’attente, le frisson, la frustration... Plus tard, des générations entières de cinéastes, de Nicholas Roeg à Robert Wise en passant par Hideo Nakata et M. Night Shyamalan, pourront lui dire merci. - A voir à lire