Punishment park
La guerre du Viêt Nam s'enlise. Face à la contestation accrue du mouvement pacifiste, le président Nixon décrète l'état d'urgence. Militants des droits civiques, féministes, objecteurs de conscience, communistes, sont arrêtés et condamnés au terme d'un procès sommaire à de lourdes peines pour atteinte à la sûreté de l'État. Cependant, ils ont le choix d'échanger leur peine contre un séjour à Punishment Park, un parc d'entraînement pour les policiers anti-émeutes et les militaires américains. Là, ils devront traverser le désert en trois jours, sans eau ni nourriture, pour atteindre un drapeau américain, sans être capturés par les forces spéciales armées et motorisées lancées à leur poursuite.
La séance du lundi 5 janvier à 21h sera précédée d’un pot et d’une présentation.
Critiques
Punishment Park a assis le caractère hautement provocateur et contestataire du réalisateur Peter Watkins. Et pour cause. Époque où le spectre de la guerre du Vietnam et de la guerre froide étaient encore vivaces, Watkins pressentait déjà la puissance de la pensée unique et l'uniformisation liée à la mondialisation. La violence faite aux principes de la liberté de l´individu est pour lui quelque chose d'absolument impardonnable et mérite d'être dénoncée à tout prix. Quitte à devenir l'ennemi de tout un pan du monde cinématographique et télévisuel. […] Un monument brut et sans concession du septième art. www.iletaitunefoislecinema.com
La force du cinéaste tient […] à ce qu'il sème le trouble en montrant l'affaire comme s'il s'agissait d'un reportage témoignant des points de vue des accusés, des jurés mais aussi des forces de l'ordre. Le recours à des acteurs non-professionnels et à des militants jouant leur propre rôle, combiné à la liberté d'improvisation dans les dialogues, concourt à entretenir l'illusion de réalité. Peter Watkins détourne tous les codes du documentaire, proposant ainsi une « anticipation de l'omniprésence paranoïaque des médias ». www.premiersplans.org





















